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Retraites britanniques : 22,1 milliards de livres placés dans les marchés privés, dont 0,5 milliard en private equity au Royaume-Uni

Publié le 22 oct. 2026Source : Association of British Insurers / Pensions UK, communiqué du 20/10/2026 (https://www.abi.org.uk/media-hub/news-post/111-billion-held-in-uk-private-markets-by-mansion-house-accord-signatories) ; Financial News, 21/10/2026 ; Professional Pensions, 21/10/2026 ; Alternative Credit Investor, 21/10/2026 ; gouvernement britannique, 13/05/2025

Fin 2025, les 17 signataires du Mansion House Accord détenaient 22,1 milliards de livres de leurs fonds de retraite par défaut dans les marchés privés, soit 6,6 % des actifs visés. Au Royaume-Uni, le private equity n'en représente que 0,5 milliard.

Un premier état des lieux sur la route de 2030

L'Association of British Insurers (ABI) et Pensions UK ont présenté le 20 octobre 2026, dans un communiqué commun, le premier bilan d'étape du Mansion House Accord. Préparé avec les signataires et la City of London Corporation, il porte sur des données arrêtées au 31 décembre 2025, rapporte Financial News. Annoncé le 13 mai 2025 par 17 fournisseurs de retraite d'entreprise, dont Aviva, Legal & General, Nest et Royal London, l'accord est une déclaration d'intention volontaire, selon le gouvernement britannique. Les signataires visent d'ici 2030 10 % des actifs de leurs régimes à cotisations définies (l'épargne de chaque salarié est investie à son nom, et sa retraite dépend des performances obtenues) dans les marchés privés, dont 5 % au Royaume-Uni, sous réserve de leurs obligations fiduciaires et réglementaires, précisent l'ABI et Pensions UK.

Fin 2025, les signataires détenaient 22,1 milliards de livres dans les marchés privés mondiaux. Cela représente 6,6 % des 334 milliards de livres d'actifs « en phase de croissance » de leurs fonds par défaut couverts par l'accord, c'est-à-dire l'épargne qui n'est pas encore en phase de sécurisation avant la retraite ni en cours de décaissement. La part investie au Royaume-Uni atteint 11,1 milliards, soit 3,3 %. Trois milliards de livres d'opérations britanniques déjà signées, mais pas encore investies au 31 décembre, ne sont pas comptés.

L'immobilier d'abord, le private equity loin derrière

Les 11,1 milliards placés au Royaume-Uni se répartissent ainsi : 8 milliards de livres dans l'immobilier (logement social et abordable compris), 1,3 milliard dans les infrastructures, 0,9 milliard en dette privée et 0,5 milliard en private equity. Les 0,4 milliard restants passent par des investment trusts, des sociétés d'investissement cotées qui détiennent des actifs de marchés privés et que le périmètre initial de l'accord ne prévoyait pas. Sans ces investment trusts, le total ressort à 19,3 milliards, dont 10,7 milliards au Royaume-Uni.

Un engagement plus ancien, le Mansion House Compact de 2023, vise spécifiquement les actions non cotées : au moins 5 % des fonds par défaut d'ici 2030. Sur les dix mois clos le 31 décembre 2025, ces investissements ont progressé de 65 %, de 1,6 à 2,7 milliards de livres. Leur part est passée de 0,6 % à 0,85 % des fonds par défaut, selon l'ABI et Pensions UK, qui précisent que les deux engagements ne se comparent pas directement, car leur périmètre et leurs définitions diffèrent. Selon Professional Pensions, Michael Moore, directeur général de UK Private Capital, l'association britannique du capital-investissement, juge décevant le faible niveau des nouveaux investissements des signataires du Compact : « au rythme actuel, l'objectif du Compact sera manqué d'une décennie ou plus ».

Un vivier d'opportunités dont les signataires doutent

Six signataires seulement estiment que le vivier d'opportunités d'investissement britanniques est largement ou entièrement suffisant ; onze se disent incertains de sa profondeur, selon Financial News. Yvonne Braun, directrice des politiques épargne de long terme, santé et prévoyance à l'ABI, parle d'une étape importante mais prévient qu'« il ne peut y avoir aucune place pour l'autosatisfaction ». Les signataires demandent aussi au gouvernement de les aider à lever des obstacles réglementaires. Ils souhaitent que le marché s'attache davantage à la valeur globale que les investissements apportent aux épargnants qu'au seul coût, selon Alternative Credit Investor.

Une exposition qui passe par le fonds par défaut

Pour un salarié britannique, cette exposition aux marchés privés passe par le fonds par défaut de son régime d'entreprise, celui dans lequel son épargne est placée s'il ne fait aucun choix. Les chiffres publiés sont des encours à fin 2025 : ils montrent quelle part de l'épargne est placée en marchés privés, pas la performance qu'elle a produite.

À retenir

  • Fin 2025, 6,6 % des actifs en phase de croissance des fonds par défaut couverts par l'accord étaient investis en marchés privés. L'objectif est de 10 % en 2030.
  • Au Royaume-Uni, l'immobilier capte 8 des 11,1 milliards de livres investis, et le private equity 0,5 milliard.
  • Dans le cadre du Compact de 2023, consacré aux actions non cotées, la part est passée de 0,6 % à 0,85 % des fonds par défaut.

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Ne constitue pas un conseil en investissement. Les informations publiées sont fournies à titre purement informatif et pédagogique.