Le Multıple

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Le jargon PE démystifié.

66 termes essentiels du capital-investissement, expliqués avec des exemples tirés de deals réels.

66 terme(s)

Add-on

Un add-on est l'acquisition d'une petite entreprise complémentaire par une société déjà détenue par un fonds (la « plateforme »), pour accélérer sa croissance par consolidation plutôt que par croissance organique seule. Pour un particulier, c'est l'une des principales sources de création de valeur en LBO aujourd'hui, au même rang que la croissance opérationnelle.

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En pratique, le mécanisme repose souvent sur un arbitrage de multiple : une plateforme valorisée 10 fois l'EBITDA rachète une petite cible à 6 fois l'EBITDA, l'intègre, puis revend l'ensemble consolidé au multiple de la plateforme — la différence de multiple sur l'EBITDA absorbé crée mécaniquement de la valeur, indépendamment de toute synergie opérationnelle réelle (mécanique de « multiple arbitrage » documentée dans la littérature de structuration LBO buy-and-build).

ARR (Annual Recurring Revenue)

L'ARR est le chiffre d'affaires récurrent annualisé généré par les abonnements ou contrats récurrents d'une entreprise — métrique centrale pour valoriser les sociétés SaaS et tech en VC et growth equity, où le résultat net est souvent négatif ou peu pertinent à ce stade de développement. Pour un particulier, c'est l'indicateur qui remplace l'EBITDA ou le résultat net dans la presse sur les levées tech : une startup "valorisée à 10x l'ARR" l'est en multiple de ce chiffre d'affaires récurrent, pas de son profit.

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À titre d'exemple, une startup SaaS facturant 1 000 clients à 1 000 € par mois affiche un ARR de 12 M€ (1 000 × 1 000 × 12), indépendamment du fait qu'elle soit rentable ou non. Les multiples de valorisation appliqués à l'ARR varient fortement selon la croissance et la rétention : une startup en forte croissance avec un taux de rétention élevé peut se voir valoriser 10 à 15x son ARR, contre 3 à 5x pour une croissance plus modeste — un écart qui explique une large part des divergences de valorisation observées sur des sociétés à chiffre d'affaires comparable.

Brownfield / Greenfield

En infrastructure, un actif brownfield est déjà construit et en exploitation (autoroute, réseau d'eau, parc éolien raccordé), tandis qu'un actif greenfield doit encore être construit ou développé. Pour un particulier, cette distinction est la clé du profil de risque d'un investissement infrastructure : ce n'est pas une catégorie homogène, le couple rendement/risque varie radicalement selon que l'actif existe déjà ou reste à bâtir.

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Dans les faits, un actif brownfield (autoroute déjà en service, historique de trafic connu) génère des flux prévisibles dès l'acquisition, avec un risque principalement régulatoire et d'endettement — proche d'un profil obligataire. Un actif greenfield (construction d'un parc solaire) expose en plus au risque de construction (délais, dépassement de budget) et à une période sans aucun revenu tant que l'actif n'est pas mis en service — en échange d'un rendement attendu généralement supérieur pour compenser ces risques additionnels.

Buy-and-build

Le buy-and-build est une stratégie où un fonds acquiert d'abord une entreprise "plateforme" dans un secteur fragmenté, puis multiplie les acquisitions complémentaires (add-on) autour d'elle pour construire un groupe plus grand. C'est la stratégie globale ; chaque acquisition individuelle qui la compose est un add-on — les deux termes sont liés mais désignent des échelles différentes : le buy-and-build est le plan, l'add-on est chaque brique.

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Une stratégie de buy-and-build type repose sur au moins quatre acquisitions complémentaires successives autour d'une même plateforme. Historiquement, cette approche fonctionnait aussi grâce à l'arbitrage de multiple (racheter des petites sociétés moins chères pour les intégrer dans un ensemble revendu plus cher) — un moteur de performance rendu plus difficile depuis la hausse des taux d'intérêt, ce qui pousse désormais les fonds à s'appuyer davantage sur la croissance organique réelle du groupe consolidé.

Cap table

Le cap table est le document qui recense, à un instant donné, l'ensemble des actionnaires d'une startup et leur pourcentage de détention — fondateurs, investisseurs de chaque tour, salariés via BSPCE ou stock-options. Pour un particulier, c'est l'outil qui permet de visualiser combien chaque tour de financement dilue les actionnaires précédents, et qui détient réellement le pouvoir de décision à un instant donné.

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Sur le terrain, une startup fondée à 50/50 voit sa cap table évoluer à chaque tour : après une levée seed cédant 15 % du capital, puis une série A en cédant 20 % supplémentaires, les fondateurs ne détiennent plus que 65 % environ avant même de compter la réserve de BSPCE généralement allouée aux salariés (souvent 10-15 % du capital). Une dilution trop rapide peut faire perdre aux fondateurs le contrôle majoritaire avant même d'atteindre la rentabilité (voir l'entrée Valorisation pre-money / post-money).

Capital appelé / capital engagé

Le capital engagé est le montant total qu'un investisseur promet au fonds à la souscription. Le capital appelé est la fraction que le gérant lui réclame effectivement au fil des investissements, par tranches successives. On s'engage sur un montant, mais on ne verse pas tout d'un coup : le décalage entre les deux est au cœur du fonctionnement d'un fonds de private equity et explique pourquoi il faut garder des liquidités disponibles après avoir souscrit.

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Un investisseur qui s'engage sur 100 000 € ne verse rien le jour de la signature. Le gérant appelle le capital au rythme des deals — par exemple 20 000 € la première année, 30 000 € la deuxième, et ainsi de suite sur 3 à 5 ans. Tant que le capital n'est pas appelé, il reste chez l'investisseur, mais celui-ci doit pouvoir le verser sous 7 à 14 jours à chaque appel, sous peine de pénalités sévères pouvant aller jusqu'à la perte de sa participation. Les frais de gestion, eux, se calculent souvent sur le capital engagé total dès le départ, pas seulement sur la fraction appelée.

Carried interest

Le carried interest est la part des plus-values d'un fonds reversée à l'équipe de gestion — généralement 20 % des gains, mais seulement après que les investisseurs ont récupéré leur capital et touché un rendement minimum garanti (le « hurdle rate »). C'est une prime de performance, pas un salaire déguisé : les gérants ne gagnent vraiment que si le fonds crée de la valeur. Pour un particulier, c'est un signal d'alignement d'intérêts à vérifier dans la documentation d'un fonds.

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En pratique, la structure la plus répandue du secteur est un hurdle rate de 8 % par an et un carry de 20 % de la plus-value au-delà de ce seuil : tant que les investisseurs n'ont pas récupéré leur capital plus 8 % de rendement annuel, le gérant ne touche rien. Calcul simplifié : un fonds qui lève 100 M€ et restitue 200 M€ a généré 100 M€ de plus-value ; une fois le seuil de rendement atteint, le gérant perçoit 20 % de cette plus-value (20 M€), les investisseurs se partageant les 180 M€ restants (source : iCapital, "An Explanation of Private Market Fund Fees", août 2024 — hurdle rate typique de 8 %, carry typique de 10 à 20 % selon les fonds).

Clawback

Le clawback est la clause contractuelle qui oblige le GP à restituer une partie du carried interest déjà perçu si la performance globale du fonds, calculée sur l'ensemble de sa durée de vie, se révèle finalement insuffisante pour justifier ce montant — typiquement après une waterfall "American" où le carry a été versé trop tôt sur des sorties individuelles favorables. Pour un particulier, c'est la garantie que le partage des gains entre LP et GP reste juste sur la durée totale du fonds, même si certaines sorties précoces ont été particulièrement profitables.

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Pour illustrer, un GP qui touche 5 M€ de carried interest après trois sorties réussies en début de vie du fonds peut devoir en restituer une partie si les sorties suivantes se révèlent décevantes et que le partage final 80/20 sur la performance globale aurait dû lui attribuer seulement 3 M€ — les 2 M€ d'écart sont récupérés via le clawback, généralement net d'impôt déjà payé par le GP, ce qui complexifie son exécution pratique. C'est précisément ce risque qui pousse certains fonds à préférer une waterfall "European", où le carry n'est versé qu'une fois le capital de tous les LP restitué (voir l'entrée Waterfall (cascade de distribution)).

Closing

Le closing est l'étape qui rend juridiquement définitifs les engagements des investisseurs dans un fonds. Le « premier closing » marque le démarrage effectif du fonds ; le « closing final » clôture la période de levée, généralement 12 à 18 mois plus tard. Pour un particulier, c'est un repère utile pour savoir si un fonds qu'on lui propose est encore ouvert à la souscription ou déjà fermé.

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À titre d'exemple, un gérant vise souvent à réunir au moins 20 % de la taille cible du fonds pour organiser son premier closing, puis dispose de 12 à 18 mois pour boucler la levée. Un investisseur qui souscrit après le premier closing verse en général un « paiement d'équalisation » : il rattrape les appels de fonds déjà effectués, majorés d'un intérêt, pour être traité comme s'il avait investi depuis le début (source : White & Case, "Navigating choppy fundraising waters").

Club deal

Un club deal réunit plusieurs fonds de private equity qui mettent en commun leurs capitaux pour racheter ensemble une même entreprise, plutôt que d'agir seuls. Cette mise en commun permet de viser des cibles plus grandes que ce qu'un seul fonds pourrait financer, en répartissant à la fois le capital et le risque entre les participants.

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Une opération de plusieurs centaines de millions d'euros peut réunir deux à cinq fonds, chacun apportant une partie du capital et un siège au conseil d'administration proportionnel à sa part — les décisions stratégiques importantes nécessitant alors l'accord de tous ou d'une majorité qualifiée. Cette structure est fréquemment utilisée pour les très grandes acquisitions type méga-LBO, quand la taille de la cible dépasse ce qu'un seul fonds est prêt à concentrer sur une seule ligne de son portefeuille.

Co-investissement

Le co-investissement est la possibilité offerte à certains LP d'investir directement, en plus de leur engagement dans le fonds, dans une opération spécifique identifiée par le GP — généralement sans frais de gestion ni carried interest supplémentaires sur ce montant. Ce mécanisme reste réservé aux investisseurs institutionnels et aux family offices disposant d'un ticket d'engagement large : un particulier dans un FCPR ou un véhicule ELTIF grand public n'y a généralement pas accès, mais comprendre cette mécanique aide à lire pourquoi certains LP obtiennent un rendement net différent sur une même opération.

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Concrètement, un LP engagé à hauteur de 5 M€ dans un fonds peut se voir proposer un co-investissement de 2 M€ supplémentaires sur une acquisition jugée prometteuse — sans frais de gestion ni carried interest sur ces 2 M€, contrairement aux 5 M€ initiaux. Cette opportunité reste réservée aux LP avec lesquels le GP a déjà une relation établie et la capacité financière de mobiliser rapidement des montants importants — un accès quasiment fermé aux particuliers, y compris ceux investissant via un véhicule grand public.

Covenant

Un covenant est un engagement contractuel imposé par les prêteurs dans un financement à effet de levier (LBO) : l'entreprise doit respecter certains ratios financiers tout au long du remboursement de la dette, sous peine de déclencher un défaut technique. Pour un particulier, c'est ce qui rappelle qu'un LBO reste sous surveillance financière continue, pas seulement au moment de l'achat.

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En pratique, le covenant le plus surveillé est le ratio dette nette/EBITDA, plafonné dans le contrat de prêt (souvent autour de 4 à 5 fois en mid-market) ; un autre covenant courant, le DSCR (couverture du service de la dette), impose généralement un minimum proche de 1,1 à 1,25 fois. Si l'un de ces ratios est franchi, la banque peut exiger un remboursement anticipé, même si l'entreprise reste rentable sur le plan opérationnel (convention de structuration LBO documentée par plusieurs cabinets de financement d'entreprise).

Cross-collateralization

Une cross-collateralization relie les garanties de plusieurs sociétés d'un même portefeuille LBO à une seule et même dette : les actifs d'une société peuvent être saisis par le prêteur en cas de défaut d'une autre société du même groupe, même si la première reste parfaitement solvable. C'est l'inverse d'une structure où chaque société resterait isolée juridiquement et financièrement des autres.

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Ce mécanisme réduit le coût du financement pour l'emprunteur, puisque le prêteur dispose d'un filet de sécurité plus large en cas de défaut. En contrepartie, il crée un risque de contagion : une société en difficulté dans le portefeuille peut entraîner la saisie d'actifs appartenant à des sociétés saines du même groupe, ce qui n'arriverait pas si chaque financement restait strictement adossé à sa propre cible.

Décote secondaire

La décote secondaire est l'écart, généralement négatif, entre le prix auquel une part de fonds PE s'échange sur le marché secondaire et sa NAV officielle — l'acheteur paie moins que la valeur estimée du portefeuille en échange d'une liquidité immédiate offerte au vendeur. Cette décote est le prix de la liquidité dans un marché structurellement illiquide : un LP pressé de sortir accepte de céder de la valeur pour ne pas attendre la fin de vie naturelle du fonds.

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Concrètement, une part de fonds avec une NAV affichée de 100 peut se négocier 85 ou 90 sur le marché secondaire, une décote de 10 à 15 % qui reflète à la fois l'incertitude sur la valorisation réelle du portefeuille sous-jacent et la prime de liquidité exigée par l'acheteur. Cette décote varie fortement selon le contexte de marché : elle s'élargit en période de tension (LP vendeurs nombreux, acheteurs prudents) et se resserre quand la demande pour les actifs secondaires est forte (voir l'entrée Marché secondaire).

Dette bullet / amortissable

Deux profils de remboursement d'une dette LBO. Une dette amortissable se rembourse progressivement, par tranches régulières tout au long de sa durée. Une dette bullet (ou in fine) se rembourse en un seul versement, à l'échéance finale du prêt — rien n'est remboursé avant, seuls les intérêts courent.

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Dans un montage LBO classique, la dette senior combine souvent les deux profils par tranches : une tranche A amortissable sur 5 à 7 ans, puis des tranches B et C remboursables in fine sur 7 à 9 ans, avec un coût plus élevé pour compenser le risque plus long porté par le prêteur. Les banques acceptent généralement une proportion de dette in fine de l'ordre de 10 à 40 % du financement total, la moyenne se situant autour de 20 % (source : monterunlbo.com, "Caractéristiques des dettes LBO").

Dette mezzanine

La dette mezzanine est une tranche de financement intermédiaire entre la dette senior bancaire et les fonds propres dans le montage d'un LBO — plus risquée que la dette senior (remboursée après elle en cas de défaut) mais moins chère que des fonds propres supplémentaires, généralement rémunérée par un taux d'intérêt élevé et parfois assortie d'une option de conversion en capital. Pour un particulier, c'est ce qui permet à un fonds LBO d'augmenter l'effet de levier d'une opération au-delà de ce que la dette senior seule permettrait, sans diluer davantage les actionnaires en fonds propres.

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Dans les faits, sur un LBO financé à 60 % par dette senior, 15 % par dette mezzanine et 25 % par fonds propres, la tranche mezzanine permet de réduire la part de fonds propres à apporter — donc d'augmenter le rendement potentiel pour les actionnaires en cas de succès, l'effet de levier jouant pleinement. En contrepartie, son coût élevé (souvent 8 à 12 % d'intérêt, contre 4 à 6 % pour la dette senior) pèse sur la trésorerie de l'entreprise rachetée, et son rang de remboursement subordonné en fait le premier maillon sacrifié en cas de difficultés (voir l'entrée Covenant).

Dilution

La dilution est la réduction mécanique du pourcentage de détention d'un actionnaire existant lorsque de nouvelles actions sont émises lors d'un tour de financement ou de l'exercice de stock-options. C'est la conséquence directe et systématique de toute levée de fonds : même une entreprise qui prend de la valeur dilue ses actionnaires existants à chaque émission de titres nouveaux, ce qui n'est pas en soi un signal négatif.

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Sur le terrain, un fondateur détenant 100 % d'une société qui lève des fonds en cédant 20 % du capital à un nouvel investisseur ne détient plus que 80 % — sa valeur en euros peut néanmoins augmenter si la valorisation post-money est supérieure à la valeur de l'entreprise avant le tour. Sur plusieurs tours successifs (seed, série A, série B), la dilution s'accumule mécaniquement, ce qui explique pourquoi les fondateurs d'une startup ayant levé plusieurs dizaines de millions d'euros détiennent souvent moins de 30 % du capital à la sortie (voir l'entrée Valorisation pre-money / post-money).

Dividend recap

Un dividend recap consiste, pour une société sous LBO, à emprunter de la dette supplémentaire afin de verser un dividende exceptionnel à ses actionnaires — le fonds en tête. Contrairement à un dividende classique payé sur les profits, cet argent vient d'un nouvel emprunt : l'opération ne change pas le contrôle de l'entreprise mais réendette la structure, généralement une fois la dette initiale du LBO déjà partiellement remboursée.

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Un fonds qui a acquis une entreprise en 2020 et remboursé une bonne partie de la dette senior initiale peut, en 2026, faire emprunter la société à nouveau pour se reverser un dividende — récupérant ainsi une partie de sa mise avant même la revente finale, ce qui améliore mécaniquement son TRI et son multiple. L'opération porte les mêmes risques qu'un LBO classique : la question centrale reste le niveau de levier que l'entreprise peut réellement soutenir (source : Option Finance, "L'intérêt du dividend recap").

Drawdown

Le drawdown (ou appel de fonds) est la procédure par laquelle un fonds réclame, au fur et à mesure de ses investissements, une partie du capital que les investisseurs se sont engagés à apporter — l'argent n'est donc pas versé en une fois à la souscription. Pour un particulier, c'est ce qui distingue le private equity d'un placement classique : s'engager sur un montant ne signifie pas le débourser immédiatement, mais devoir le tenir disponible sur plusieurs années.

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Sur le terrain, un appel de fonds laisse généralement entre 7 et 14 jours ouvrés à l'investisseur pour verser la somme demandée, sous peine de pénalités contractuelles. Un engagement de 100 000 € n'est ainsi appelé que progressivement sur 3 à 5 ans, au rythme des investissements réalisés par le fonds — et non versé en totalité dès la souscription (source : Morgan Lewis, "VC & PE Funds Deskbook Series — Capital Calls").

Dry powder

Le dry powder désigne le capital que les investisseurs (LP) ont engagé envers un fonds mais que le gérant (GP) n'a pas encore appelé ni investi — une réserve disponible, prête à être déployée dès qu'une opportunité se présente. Pour un particulier qui lit la presse économique, c'est ce qui explique pourquoi on parle de fonds disposant de « plusieurs milliards à investir » : cet argent existe déjà sous forme d'engagement, mais n'a pas encore trouvé d'entreprise à racheter.

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Pour illustrer, un fonds de 500 M€ qui a appelé 300 M€ auprès de ses investisseurs en 3 ans dispose encore de 200 M€ de dry powder, à déployer durant le reste de sa période d'investissement (généralement 3 à 5 ans après son lancement). Si le gérant ne trouve pas assez d'opportunités dans ce délai, la partie non appelée des engagements peut être restituée aux investisseurs sans avoir jamais été investie (mécanique de fonctionnement standard des fonds fermés, documentée dans la pratique de structuration des LPA).